samedi 22 septembre 2012

Louis Ferdinand CELINE: aurait dû être Bijoutier-Joaillier


tiré de : http://louisferdinandceline.over-blog.com/article-.html

Son nom était Louis Ferdinand Destouches, il est né à Courbevoie le 27/5/1894 comme Arlety, sa future amie qui le soutint beaucoup après guerre, et aurait pu devenir bijoutier joaillier et je me prends a rêver qu'il aurait peut être été  moins antisémite en fréquentant  des professionnels dont une grande part était israélite ou arménienne.

Lorsque les éditions Denoel éditent son premier roman"Voyage au bout de la nuit" c'est lui qui choisit son pseudonyme, en effet c'était le prénom de sa grand mère Céline Guillou, une solide bretonne  qui lui donna tant d'affection.
D'après frédéric Vitoux "la vie de Céline"

Une enfance assez pauvre, il obtient son certificat d'études, et poussé par ses parents débuta comme apprenti dans un magasin de tissus, la maison Raimon à l'angle de la rue de Choiseul et du 4 septembre le 1/1/1910 à l'age de 15 ans et demi.
Il y resta sept mois et obtint un certificat de bonne conduite.


A 16 ans il entra donc comme apprenti chez Robert qui était joaillier au 16 de la rue royale à l angle de la rue du faubourg Saint Honoré (photo ci-dessus et c'est toujours un horloger bijoutier la maison Wempe, une maison allemande)
Bonne maison, mais il n'y resta que du 1/9/1910 au 31/3/1911, il devait avoir une idée car dès le lendemain le  1/4/1911 il entre chez Wagner  une très ancienne maison





au 114 rue du temple 
"Wagner Bijouterie Joaillerie Ciselure, pièces de commande" Tout est dit; c'était une bonne maison, de temps en temps des bijoux passent en vente publique.
Bijou de Wagner à l époque ou Celine était apprenti chez eux.



En 1960 Louis Ferdinand Céline évoqua les "Marmottes", (les valises en cuir avec des compartiments recouverts de velours dans lesquels les représentants de commerce vont présenter les bijoux chez les détaillants pour qui'ils choisissent ceux qu'ils commanderont)

A l'époque les marmottes étaient remplis de modèles en plomb de chez Wagner, qu'il devait porter en accompagnant le placier(représentant de commerce qui place des marchandises) de la rue du temple au quartier de l Opéra.
Avec son maigre salaire, il achetait des livres de Shakespeare, Balzac, Dickens, Voltaire!


Finalement les parents trouvent une maison reconnue "Lacloche" au 15 rue de la paix ou Louis débute le 5/10/1911 comme apprenti.
Lacloche avait repris la maison Ravaut en 1901


Ces peignes furent fabriqués l' année ou Céline entra chez Lacloche (vente récente chez Sotheby's)



Cette montre fut Fabriquée et signée "Lacloche" en début 1912 (vente récente Sotheby's) lorsque Céline était apprenti.
Louis ferdinand Céline est envoyé à la succursale Lacloche de Nice de décembre 1911 au mois de mai 1912.
Plus tard Céline écrira que "chez Lacloche il promenait les chiens de garde du patron et nettoyait l'argenterie au blanc d'espagne."

Pourtant il garda de bons souvenirs de Nice, lorsqu'il était apprenti il fréquentait l eldorado Casino car il adorait le music hall.
Les "Lacloche" étaient satisfait de lui et étaient même disposés à l'engager défitivement après son service militaire.


Son père écrivit  une lettre au joaillier qui fut un bel exemple de flagornerie, son fils aurait dit de ce texte "Faux Culs"
Il veut se débarasser de l 'armée , il devance l'appel et rentre chez les "Cuirassiers"

1914 en grand uniforme de cuirassier


Appréciait il l humour de l'époque lorsqu'il était militaire? 

(en revanche c'était agréable de recevoir une envellope ainsi dessinée)




Cette photographie fut prise à Rennes, elle est sur un site Rennais que je vous recommande pour l histoire de Céline dans cette ville

Vous pourrez lire comment il passa son bac , épousa une Rennaise (comme moi) fit un enfant , devint médecin, eut encore la bougeotte, allant jusqu'a écrire a sa femme :
« Je ne veux pas te traîner pleurarde et miséreuse derrière moi, tu m’ennuies, voilà tout, ne te raccroche pas à moi. J’aimerais mieux me tuer que de vivre avec toi en continuité (…) J’ai envie d’être seul, seul, seul, ni dominé, ni en tutelle, ni aimé, libre. Je déteste le mariage, je l’abhorre, je le crache… »
Après, ....Après.... puis en 1954

Il se réinstalla mèdecin



Louis Ferdinand Destouches dit Céline mourut le 1 er juillet 1961, à Meudon
Sa plaque fut vendue aux enchères à l'étude de Maitre Piasa avec ce texte
[Louis-Ferdinand Céline]. Plaque de cuivre gravée
[Louis-Ferdinand Céline]. Plaque de cuivre gravée 20 x 30 cm.
La plaque professionnelle du docteur Destouches à Meudon.

C'est à l'automne 1951 que Céline s'installa à Meudon, 25 ter route des Gardes. En septembre 1953, il s'inscrit à l'Ordre des médecins de Seine-et-Oise et ouvre son cabinet médical dans son pavillon.
Cette plaque était fixée sur un poteau métallique au bas du jardin (comme en témoigne une photographie de Céline dans son jardin vers 1955).
Elle fut recueillie par un ami de Céline, André Brissaud, après l'incendie du pavillon de Meudon le 16 mai 1968. André Brissaud avait enregistré en mars 1959 pour la télévision française une interview de Céline qui fut interdite par la censure ; il fréquentait régulièrement l'écrivain à Meudon, avec son ami Marcel Aymé.
3.000/3.500 €

C'était l annonce de la vente de la plaque de médecin de Celine mais je me dois d'ajouter qu'elle fut retirée de la vente:

* Une vente aux enchères a eu lieu le 11 avril 2002 à l'Hôtel Drouot. 70 lots liés à Céline sont proposés à la vente. Parmi les pièces les plus surprenantes mises en vente, figurait la plaque de médecin du Dr Destouches qui figurait sur la maison de Meudon (plaque de cuivre gravée 20 x 30 cm), mise à prix 3000/3500 €. Cette plaque ayant été volée, elle a été retirée de la vente à la suite d'une demande de Maître François Gibault et de Lucette Destouches.

Médecin ?....mais n'avait il pas été condamné en 1950 dans le cadre de l'épuration pour collaboration, à une année d'emprisonnement (qu'il a déjà effectuée au Danemark), à 50 000 francs d'amende?, à la confiscation de la moitié de ses biens?, et à l indignité nationale?

En avril 1951 Tixier Vignancourt  son avocat depuis 1948 obtient l'amnistie de Céline au titre de « grand invalide de guerre » (depuis 1914) en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches sans qu'aucun magistrat fasse le rapprochement.

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